Phobos, tome 3

Titre : Phobos, tome 3

Auteur : Victor Dixen

Genre : Littérature jeunesse

Editeur : Robert Laffont

Date de publication : novembre 2016

Prix : 18,90€

Nombre de pages : 624

 

 

 

Résumé :

FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS…
1 JOUR…
1 HEURE…

ILS SONT PRÊTS À MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU.

Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE À MOURIR POUR SAUVER LE MONDE.

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée
à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

 

Avec ce troisième opus de la saga Phobos, Victor Dixen signe un tome très mouvementé : entre questions existentielles et retournements de situation fréquents, le rythme que nous impose la lecture relève d’un véritable marathon. Et pour cause : il faut tenir le lecteur éveillé pendant plus de 600 pages ! La dimension addictive liée à l’écriture est donc toujours présente au même niveau, bien que le récit aurait gagné en respiration à être divisé en deux tomes. Remercions toutefois l’éditeur de ne pas avoir succombé à cette tentation, chère aux adaptations cinématographiques de sagas pour adolescents.

On retrouve avec plaisir la galerie de personnages présents dans les deux premiers tomes, sans oublier le hors-série : l’auteur adresse de nombreux clins d’œil aux adeptes de la série, en rappelant le passé des garçons sous forme de fragments. L’attachement à ces jeunes adultes n’en est que renforcé, contrairement à la nouvelle génération de pionniers qui ont également signé pour Mars.

Comme dans le premier tome, chacun est rapidement présenté sous forme de tableau comprenant les noms, les pays d’origine ainsi que l’argent récolté auprès des téléspectateurs. Toutefois, nous ne voyons ces nouveaux visages que de loin, à travers la chaîne Genesis. Nulle possibilité donc de connaître, et encore moins de s’attacher, à ces personnalités.

Un choix considéré de la part de l’auteur qui a pris le parti de développer d’autres personnages déjà présents dans l’aventure. Alors qu’elle était souvent relayée au second plan dans les tomes précédents, Harmony s’impose sur le devant de la scène dans un récit parallèle au récit cadre. Elle va se retrouver confrontée malgré elle à une question d’ordre scientifique et moral, qui effleurera également l’esprit du lecteur : doit-on tout faire pour accéder à la jeunesse éternelle ? Encore une fois, le développement de ce personnage sera lié à celui de sa mère, Serena, dont la personnalité déjà très noire s’assombrira encore plus.

Bien que Phobos ne soit pas une dystopie, Victor Dixen joue avec les codes du genre, en nous proposant un « avant », avant qu’un pouvoir drastique ne soit mis en place. Car Serena McBee ne se contente pas contrôler une émission de télé-réalité (bien que mondialement suivie). Son ambition est d’accéder à la présidence des États-Unis : un projet fou pour nous lecteurs qui connaissons son vrai visage, mais bien sensé pour les partenaires de Genesis et la population, envoûtés par le charisme de cette femme qui excelle dans l’art de dissimuler sa soif de pouvoir.

Elle se fabrique une image lisse, humaine, en apparence transparente, qui dissimule à la perfection ses actes meurtriers. Tout est sombre chez cette femme dont le comportement manipulateur fait frissonner, d’autant plus qu’elle est hissée au sommet par le public. Un personnage tissé à la perfection dans le rôle du méchant, qui n’est pas sans rappeler certains passages de l’Histoire…

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Phobos, Origines

Titre : Phobos, Origines

Auteur : Victor Dixen

Genre : Littérature jeunesse

Editeur : Robert Laffont

Date de publication : juin 2016

Prix : 14,90€

Nombre de pages : 304

 

 

 

Résumé :

Six pionniers en apparence irréprochables.
Six jeunes terriens rongés par leurs secrets.
Six dossiers interdits, qui auraient dû le rester.

Ils incarnent l’avenir de l’humanité.
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis,

L’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire,

Destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars.

Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.
Ils dissimulent un lourd passé.
Le courage suffi t-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs sur les  » héros de l’espace  » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Dans ce nouvel opus de la saga spatiale, Victor Dixen revient sur les origines des six prétendants du programme Genesis : quelle est leur histoire ? Qu’est-ce qui a poussé chacun d’entre eux à se lancer dans cette aventure à la conquête de Mars ? Toutes ces interrogations sur la vie des personnages trouvent une réponse dans un roman choral : les points-de-vues s’alternent, donnant un rythme de lecture intense, et finissent par se recouper. Tour à tour, les garçons prennent la parole, nous livrent leur intériorité et dressent ainsi six portraits très différents mais tout à fait crédibles. Toutefois, le programme Genesis n’est jamais très loin.

Alors que le lecteur, connaisseur ou non de la saga, apprend rapidement à connaître chaque prétendant, les chapitres alternent entre « voix on » et « voix off », partageant alors les différentes étapes avant la sélection de chaque candidat. Mais, contrairement aux deux premiers tomes de la saga, le point-de-vue adopté est toujours celui du prétendant, nous n’avons en aucun cas accès à la face cachée de la caméra. L’objectif de ce récit « hors série » est de faire une pause dans l’intrigue de la saga Phobos, afin de mettre en lumière les raisons qui font que ces six garçons se sont lancés dans le programme Genesis.

Une fois de plus, la richesse de l’imagination de l’auteur est au rendez-vous. Non pas dans la construction d’un univers de science-fiction, mais dans l’élaboration de six parcours de vie, aussi passionnants les uns que les autres. Phobos possède cette qualité romanesque mise en scène de façon remarquable par l’auteur : le suspense est à son comble et est ici renforcé par un rythme de lecture à toute épreuve. La construction du récit en six actes, ainsi que l’alternance des voix hors antenne rendent le récit savoureux et inscrivent la lecture dans un rapport de dévoration.

Chez Victor Dixen, suspense rime avec frustration : encore une fois, le livre se finit en apothéose par une révélation qui ne manque pas de renforcer un désir déjà insatiable de lecture !

Alors qu’il nous avait habitués à un récit compris dans une pagination très dense, l’histoire de chaque prétendant est ici relatée dans une cinquantaine de pages seulement. Cet espace d’écriture minime bouscule le lecteur : il met à mal la relation d’attachement à chaque personnage.

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