Chroniques burlesques d’une journaliste

Titre : Chroniques burlesques d’une journaliste

Auteurs : Stéphanie Janicot, Catel

Genre : Bande dessinée

Editeur : Michel Lafon

Date de publication : mars 2018

Prix : 20€

Nombre de pages : 165

 

 

Résumé : Jazz est journaliste pour les pages culture d’un hebdo. Son chef de service, Aaron, a une fâcheuse tendance à lui refiler les sujets dont personne ne veut. Mais qu’à cela ne tienne, Jazz ne manque pas d’audace et d’humour. Elle arrive toujours à relever le défi pour écrire ses papiers. Des incontournables Victoires de la musique au train du cholestérol de Brive La Gailllarde, Jazz va de rencontres en surprises, côtoyant tour à tour Francis Ford Coppola, Benjamin Biolay, Amélie Nothomb et bien d’autres stars.

À travers ce personnage attachant, Stéphanie Janicot et Catel nous font découvrir les coulisses de la presse. Au fil de l’année qui défile et des articles de Jazz, nous vivons les temps forts des événements culturels en France.

 

A mis chemin entre roman graphique et récit illustré, ce nouveau livre de Stéphanie Janicot étonne autant par sa forme que son contenu. Organisé par chapitres représentant chacun une période de l’année, Chroniques burlesques d’une journaliste dresse, comme son titre l’indique, le quotidien professionnel et personnel d’une pigiste au sein des pages culture d’un journal.

Mais loin d’être cynique ou alarmiste, le ton adopté par l’auteure est au contraire débordant d’humour. Et on y adhère d’autant plus facilement qu’il sent le vécu ! Face à une situation précaire, aussi bien en terme financier que de reconnaissance professionnelle, la journaliste décide de faire de sa faible condition une force. Et cela fonctionne !

Face à un rédacteur en chef avide de sujets aussi pointus que populaires, face à une cheffe de rubrique snob de « grande littérature », Jazz se retrouve parfois démunie, mais répond toujours favorablement à cette devise implicite : les pigistes ont le choix des sujets dont personne ne veut.

Triste constat, et pourtant, le ton léger et engageant adopté par l’auteure rend la lecture aussi trépidante que le récit le suggère. Car, même si les sujets abordés par Jazz ne sont pas des premiers choix, elle accède à une vie de paillettes qui l’entraine bien loin de son quotidien. Et du nôtre par la même occasion !

Quant aux dessins réalisés par Catel, ils participent à l’humour et à cette légèreté apportée par le récit. Incorporés en début de chapitres ou insérés subrepticement entre deux pages de texte, ils font sourire. Couleurs minimes, traits fins et simples, les dessins de Catel sont efficaces et nous font sourire.

Bien loin d’illustrer seulement les propos de Stéphanie Janicot, ils apportent une véritable touche de couleur et de fantaisie au texte qu’ils magnifient. Jazz prend ainsi forme dans l’esprit du lecteur qui ne peut que s’y attacher et s’imaginer une autre vie à travers elle.

 

Un bel ouvrage autant par sa forme que par son contenu qui, grâce à un ton enjoué et empreint d’humour, nous dévoile de façon lumineuse mais solide les coulisses d’une rédaction du point-de-vue d’une journaliste. Un constat rude, parfois ingrat sur la condition de pigiste qui, malgré tout, laisse un goût d’envie de rencontres. Un livre à déguster !

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